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Ruines du château de Liresse

Vivy (6833)

Selon la légende, ce castel était autrefois habité par des païens qui y adoraient un veau d'or. Converti à la nouvelle religion, le seigneur se débarrassa de son idole en la jetant dans le puits profond qui s'ouvre à l'intérieur du donjon.

En dessous de Rochehaut, sur un affluent de la Semois, les ruines du Château de Liresse occupent un promontoire escarpé et boisé. La mention la plus ancienne du château apparaît dans un texte d'archives (cantatorium, recueil de chants de messe) de l'abbaye de Saint-Hubert, datant de la seconde moitié du XIe siècle. Son origine est inconnue.
Les bases du donjon sont typiques de l'époque gallo-romaine. Le donjon de 26m. sur 13 m. abrite un puit de 13 m. de profondeur. Il renferme la légende de la Gatte d'Or. Le château présente une cour intérieure entourée de murailles, de 98 m de longueur. Ces murailles ont encore, à certains endroits, une hauteur de plus de 4 m et une largeur de 2 à 3 m. L'accès au château se fait par le nord, sur un chemin empierré au moyen de pierres de schiste, longeant la muraille orientale.

Au XVIIIe siècle, l'endroit est transformé en redoute par Louis XIV. Il fait partie d'un ensemble d'ouvrages le long de la Semois comme le château des Fées à Mortehan ou la Poivrière à Florenville. Il est destiné à protéger le passage du chemin de Vivy à Bouillon sur le ruisseau de Liresse.

Au début du XIXe siècle, le propriétaire des ruines, stimulé par la légende, fait déblayer le puits. Mais la récolte est mince : quelques fragments de bois de cerfs et un squelette humain. Alors le propriétaire a recours à des procédés magiques pour la recherche des trésors enfouis. Il supporte même les frais de voyage et de séjour d'un enchanteur qui procéde avec une baguette de coudrier et un cierge béni ayant servi à veiller un mort. Mais, lassé de son insuccès, le propriétaire finit par abandonner les recherches.
Quelque temps plus tard, un curé de Poupehan, qui présentait des signes de dérangement cérébral, se rend un jour en procession jusqu'à Liresse pour exorciser le veau d'or et s'en emparer. Mais de cette expédition, il revient bredouille et est alors envahi, pendant plusieurs semaines, par de petites bestioles noires, d'une faune inconnue dans le pays, et dont il a bien du mal à se défaire.
À l'extrémité du promontoire occupé par les ruines du château fort, une petite chapelle (1856), dédiée à la Très Sainte Vierge, a bénéficié pendant quelques années d'une certaine notoriété, mais est, à présent, oubliée.

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